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lundi 9 novembre 2009

Montluçon l'industrielle

Au siècle de l'industrie


Vers le milieu du XIXè siècle Montluçon, ville oubliée, se transforme en une importante agglomération urbaine de nature industrielle, au développement rapide. La ville va alors connaître une seconde apogée.


Les confins du Bourbonnais et du Berry produisaient du minerai de fer qui, traité au charbon de bois dans la forêt de Tronçais, avait donné naissance à une industrie métallurgique prospère dès la fin du XVIIIè siècle. Mais, lorsque le charbon de bois fut remplacé au profit du coke pour fabriquer la fonte, Montluçon, du fait de sa situation géographique, s'attacha à fixer une industrie moderne. Le canal de Berry, achevé dans les années 1840, permettait au minerai de fer de remonter jusqu'à Montluçon où il venait à la rencontre de la houille de Commentry que les péniches ne pouvaient atteindre.


Le paysage de la ville au temps de son apogée industrielle


Ainsi naquit l'extraordinaire fortune d'une ville qui vit décupler sa population en l'espace d'un siècle. La ville passa ainsi de 5.000 habitants en 1830 jusqu'à 50.000 au milieu du XXè siècle.


Les hauts fourneaux et les forges comptèrent parmi les premières usines métallurgiques. Elles s'installèrent sur les rives du Cher, près du bassin du canal mais c'est surtout sur la rive gauche que s'implanta le quartier industriel et ouvrier.


Des industries, grandes consommatrices de charbon s'y établirent également : verreries, fabriques de glaces et de produits chimiques, four à chaux. On construisit donc un chemin de fer qui arriva à Montluçon dans les premières années du Second Empire. En 1864, Napoléon III vint même dans la cité montluçonnaise, inaugurer la toute récente gare ainsi que l'avenue qui porta son nom jusqu'en 1870, comme marque de reconnaissance de l'intérêt manifeste que celui-ci portait à la ville. Plusieurs lignes rayonnaient autour de Montluçon, faisant de la cité un noeud ferroviaire parmi les importants de cette région du centre de la France.


Mais, à la fin du XIXè siècle, survinrent des bouleversements et l'industrie montluçonnaise subit une évolution. Le charbon de bassin de Commentry venait à s'épuiser et le minerai de fer du Berry fut supplanté par celui de Lorraine. Le canal de Berry, trop étroit pour permettre un accroissement du trafic fluvial, fut très sérieusement concurrencé par le chemin de fer et perdit donc de son importance. Inexorablement, disparaissaient les principaux atouts de l'industrie montluçonnaise. La métallurgie lourde de l'acier ne subsista plus que comme industrie d'armement. La disparition d'une activité condamnée par les profondes mutations technologiques et socio-économiques de la seconde moitié du XXè siècle ne fut retardée, à Montluçon, que par l'emploi du four électrique et de la fabrication d'aciers spéciaux.


Fort heureusement pour Montluçon, l'entre-deux guerres s'accompagna par l'implantation d'industries nouvelles : industries chimiques et du caoutchouc avec la firme DUNLOP, mécanique et optique de précision avec la SAGEM qui fabrique aujourd'hui de l'électronique de haute sophistication. Ces industries " de pointe " qui se substituent aux anciennes, exigent une main d'oeuvre importante et hautement qualifiée qui s'accompagnent d'un secteur tertiaire conséquent.


La crise économique des années 1970, asséna un coup supplémentaire à l'industrie locale si bien qu'aujourd'hui, Montluçon n'est plus cette cité industrielle et " laborieuse " qu'elle a été, même si elle reste néanmoins la première ville économique du Bourbonnais. Sa population décroît et les diverses municipalités successives, toutes tendances confondues, s'évertuent, depuis des décennies avec plus ou moins de réussite, à fixer l'emploi sur le bassin en misant sur la diversification des activités.


Si l'histoire économique récente de Montluçon reste assez exceptionnelle, son histoire politique et sociale n'en est pas moins riche. Sa population ouvrière, très imprégnée des valeurs républicaines de 1848, adopta très tôt les théories du socialisme. En 1892, Jean Dormoy, disciple de Jules Guesde, ouvrier syndicaliste, est élu avec des camarades au Conseil Municipal et devint l'un des premiers maires socialistes de France. Durant près d'un siècle, des municipalités de gauche vont se succédait à la tête des affaires de la cité, leur action marquant profondément la mentalité locale. Aujourd'hui, la traces de ces anciens de la lutte ouvrière, personnalités locales ou nationales ayant marqué l'histoire de leur empreinte, se retrouve fixée dans les noms que portent certaines grandes artères ainsi que de nombreuses rues, places ou quais de la ville.


Mais Montluçon ou ses environs fut aussi le théâtre d'évènements qui eurent parfois une portée nationale, telle l'affaire de la Brande des Mottes le 15 juin 1849, la manifestation du 1er Mai 1906 pour le départ des déportés du S.T.O. le 6 janvier 1943.


dimanche 18 octobre 2009

L'Auvergne sur Fantastic Planet


Clermont-Ferrand, Vichy, Montluçon, Moulins, Aurillac, Le Puy-en-Velay... voici quelques vues d'avions sur la région Auvergne actuellement proposées par Fantastic Planet.

Il s'agît, pour chaque séquence, d'un survol de ces villes réalisé à partir d'images fourni par Google Earth. A voir...

Clermont-Ferrand ( Puy de Dôme )



Vichy ( Allier )


Montluçon ( Allier )



Moulins ( Allier )



Aurillac ( Cantal )



Le Puy-en-Velay ( Haute-Loire )



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mercredi 14 octobre 2009

Vic-sur-Cère, Thiézac et Pesteils

Trois perles en vallée de la Cère


Large, ensoleillée, étageant bocages, forêts et pelouses dans sa partie basse, la vallée de la Cère se fait plus montagnarde aux abords de Saint-Jacques-des-Blats. De là, partent les randonnées à l'ascension de l'Elancèze, du puy Griou et du plomb du Cantal. Plus loin, près de la cascade de Malbec, la route franchit en corniche, le pas de Compaing pour atteindre Thiézac puis s''tendre en prairies verdoyantes jusqu'aux rives de Vic-sur-Cère.


➥ Vic-sur-Cère


Hauteurs verdoyantes et terrasses fleuries, piscines, plan d'eau et tennis... dans une région cantalienne accidentée sans brutalité, aux pieds du titanesque volcan, le vieux bourg de Vic-sur-Cère devint d'abord station thermale puis vira à la station climatique. Avec ses vénérables maisons couvertes d'écailles d'ardoises épaisses, ses villas et son parc des sports, Vic-sur-Cère compte parmi les lieux de séjours les plus attrayants et relaxants d'Auvergne. Au débouché des gorges de la Cère, rivière vive qui s'assagit en léchant les prairies, l'avenante petite cité mérite le coup d'œil, notamment pour sa Maison des princes de Monaco, du XVe siècle et pour son église partiellement romane.


La petite cité de Vic-sur-Cère aux pieds des monts du Cantal


L'ancienne cité gallo-romaine est double : vieille ville sur la rive droite avec l'église romane Saint-Pierre, ornée de 56 modillons sculptés et, sur la rive gauche, une très vivante station verte aux beaux hôtels, aux parcs calmes et qui n'a gardé de son passé de ville d'eau que son établissement thermal, transformé en " maison des eaux minérales ".


Possession des vicomtes de Carlat, Vic-sur-Cère aurait été, au Moyen Age, une pépinière de troubadours. Désespérée par le manque d'empressement de Louis XIII et se croyant stérile, Anne d'Autriche vint goûter les eaux de Vic et pria, près de là, à Thiézac. Elle en fut récompensée par la naissance du futur roi Louis XIV.


Reconnaissant à sa manière au terroir auquel il devait peut-être ses jours, le Roi-Soleil fit d'une très jeune enfant du pays sa favorite très provisoire : née au proche château de Corpières, Marie-Angélique de Scoraille ou d'Escorailles de Roussille, future duchesse de Fontanges, était " belle comme un ange, sotte comme un panier ".


Le Carladès, dont Vic était le chef-lieu, avait été donné par Louis XIII aux Grimaldi, qui le gardèrent jusqu'à la Révolution, ce qui explique le surnom de la Maison des princes de Monaco.


Curiosités, sites et panoramas abondent dans la région de Vic-sur-Cère : cascade du trou de la Conche, croix du rocher de Maisonne, ancien ermitage de Saint Curiol, cascade de la Roucolle, grotte " des Anglais " ( cavernes préhistoriques ), col de Curebourse, haut rocher des Pendus d'où se découvrent les monts du Cantal, le Carladès et le bassin d'Aurillac.


➥ Le trou de Gourniou


Gigantesque éboulement, l'Enfer de Casteltinet, est, sur plus d'un kilomètre, un amoncellement de blocs aux formes mystérieuses, labyrinthe dangereux entre l'api d'une falaise cisaillée et la Cère impétueuse. Préambule au chemin que s'est ensuite frayé le ruisseau à travers un verrou glaciaire, sculptant le Pas de Cère ou Trou de Gourniou. Dans des gorges étroites, entre murailles rectilignes de 80 mètres de haut, une passerelle en bois, longeant la paroi, s'approche, dans la pénombre, de la cascade de la Roucolle.


➥ Thiézac


Seconde perle de la vallée de la Cère, proche de Super Lioran, le bourg de Thiézac prend le soleil dans le bel évasement vert d'une montagne apaisée. Le village multiplie les toits de lauze à 800 mètres d'altitude et domine les vertes prairies de cette vallée glaciaire escortée de bois.


Thiézac blotti autour de son église


En remontant vers les sommets du Cantal, le promeneur y découvre les derniers burons à toits de chaume et bien des cascades. L'église gothique au clocher octogonal abrite un beau Christ assis en bois du XVIe siècle. Petit sanctuaire de montagne, Notre-Dame de la Consolation s'orne, à la voûte, de nombreux médaillons et de tableautins peints sur bois du XVIIe siècle. C'est là que la reine Anne d'Autriche, sans enfant après plus de vingt ans de mariage, vint faire une neuvaine pour avoir enfin un fils comme tant de femmes stériles qui venaient prier en cette humble chapelle.


➥ Château de Pesteils


Au Sud-Ouest de Vic-sur-Cère, un impressionnant donjon du XIVe siècle et un ensemble d'architectures des XVIIe et XIXe siècles, surplombent le village de Polminhac.


Le château à terrasses panoramiques, qui se visite, conserve des fresques du XVe siècle dans le donjon et un beau plafond peint du XVIIe qui représente la chute d'Icare. C'est dans ce cadre que Jean Cocteau tourna plusieurs scènes de l'Eternel retour.


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Néris-les-Bains - Grand Etablissement thermal - CPA#23


Néris-les-Bains ( Allier )
Péristyle du Grand Etablissement thermal
Tronçon de l'ancien aqueduc romain


Aurillac - Château Saint-Etienne - #CPA22


Aurillac - Château Saint-Etienne ( Cantal )